Le Temps des récoltes Exposition collective
Dates : Jeudi 22 octobre 2026 - Dimanche 28 février 2027
Vernissage : Vernissage Jeudi, 22 octobre 2026 - 18:00
Adresse : Fondation Cartier pour l'art contemporain, 2 place du Palais-Royal, 75001 Paris
Fondation Cartier pour l'art contemporain
2 place du Palais-Royal
75001 Paris
France
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Description, horaires...
La Fondation Cartier pour l'art contemporain consacre à l'artiste ghanéen Ibrahim Mahama une exposition d'une ampleur inédite en France, conçue avec neuf artistes et collectifs associés. Pour Mahama, c'est en fouillant le passé que l'on peut dégager le potentiel de l'avenir : le futur habite aussi nos souvenirs, sous la forme de futurs restés inaccomplis.
L'artiste imagine l'exposition comme un organisme vivant, en écho aux centres d'art qu'il a créés à Tamale, dans le nord du Ghana. Elle occupe l'ensemble du nouvel espace de la Fondation avec des commandes spécifiques et de nouvelles versions de ses installations emblématiques. Première grande exposition de Mahama à Paris, elle prolonge l'engagement de la Fondation envers la création africaine, amorcé dans les années 1990 avec Seydou Keïta, Bodys Isek Kingelez ou Malick Sidibé.
Mahama travaille à partir de matériaux collectés, d'archives industrielles et de fragments patrimoniaux qu'il réactive. Depuis les années 2010, il interroge l'histoire coloniale et postcoloniale du Ghana à travers le commerce industriel, la transmission des savoir-faire et les infrastructures, en faisant ressortir des continuités politiques, sociales et économiques. Ses trois centres de Tamale, ouverts à partir de 2019 et dédiés à la création et à la transmission, s'inscrivent dans un réseau africain d'institutions indépendantes comme doual'art à Douala, le Centre for Contemporary Art de Lagos, RAW Material Company à Dakar ou le Nairobi Contemporary Art Institute. L'exposition renoue avec les utopies politiques et culturelles nées des indépendances africaines des années 1950-1960 pour les confronter au présent.
Autour de lui, le photographe James Barnor, témoin majeur de l'indépendance du Ghana avec son studio Ever Young, présente tirages d'époque et albums ainsi qu'une collaboration au Polaroid 20x24 réalisée avec Mahama en 2024. Dorothy Akpene Amenuke, première femme professeure d'art à la KNUST de Kumasi et ancienne enseignante de Mahama, montre des œuvres en jute et en papier fait main et une intervention architecturale. Le peintre Gideon Appah expose une trentaine de toiles inspirées des archives visuelles ghanéennes, dont une commande de la Fondation. L'architecte Courage Dzidula Kpodo et le collectif Postbox Ghana réunissent cent cartes postales et timbres montrant l'architecture moderniste tropicale, et Kpodo reconstitue une structure de plantation de cacao. Zohra Opoku présente ses textiles sérigraphiés et brodés. Le Cercle d'Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC) expose des sculptures en cacao et des toiles de jute brodées. Tjaša Rener explore les liens entre le Ghana de Kwame Nkrumah et la Yougoslavie de Tito pendant la guerre froide, et Feda Wardak, artiste et architecte franco-afghan, présente installation, film et archives autour des creuseurs de galeries d'eau souterraines en Afghanistan.
Le titre évoque un cycle de création, des semailles des idées à la récolte d'un engagement collectif, où l'histoire nourrit les futurs à venir. Commissariat : Aby Gaye-Duparc, Jeanne Barral et Chiara Agradi.
Avec : Ibrahim Mahama, Dorothy Akpene Amenuke, Gideon Appah, James Barnor, Cercle d'Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC), Courage Dzidula Kpodo, Zohra Opoku, Postbox Ghana, Tjaša Rener, Feda Wardak.