Trop mignon ! L'art du bonheur
Philippe Katerine, Mr Rose – selfie, 2022, résine. Courtesy EDIE EDITIONS et RENTING ART. © DR
Exposition
Payant
Peinture
Sculpture
Photographie
Vidéo
Installation

Trop mignon ! L'art du bonheur Exposition collective

Dates : Mercredi 23 septembre 2026 - Lundi 18 janvier 2027

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Adresse : Musée du Louvre-Lens, 99 rue Paul Bert, 62300 Lens

Musée du Louvre-Lens
99 rue Paul Bert
62300 Lens
France

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Description, horaires...

Pourquoi et comment les œuvres d'art nous font-elles du bien ? Avec près de 300 chefs-d'œuvre — peintures, sculptures, photographies, vidéos, objets, films, livres, installations —, Trop mignon ! L'art du bonheur propose une traversée de nos émotions à travers l'histoire de l'art, de l'Antiquité à nos jours. Du pouvoir affectif des animaux à l'histoire de la couleur rose, des paillettes dans l'art aux notions contemporaines de cute et de kawaii, l'exposition interroge la force émotionnelle des œuvres et leur capacité à procurer joie et réconfort. En décryptant notre rapport à cette esthétique de l'adorable, ses origines comme ses métamorphoses, elle met au jour une puissance de la tendresse, pour affronter les fracas du monde.

 

Interrogé en 2014 sur ce qui l'avait le plus étonné dans le développement d'Internet, Tim Berners-Lee, inventeur du Web, citait le succès des vidéos de chats. Chats-stars du Web, publicités où s'ébattent des bébés joufflus, collections de figurines, rondeurs et yeux démesurés des personnages de dessins animés, goût du rose ou de l'arc-en-ciel : jamais le mignon n'a été aussi présent dans notre quotidien et notre culture visuelle. Loin d'être anecdotique, il est devenu un objet de recherche à part entière, au croisement des cultural studies, de l'histoire de l'art, de la psychologie et des neurosciences.

 

Par un parcours sensible et immersif, l'exposition explore les multiples visages du mignon dans l'art : la symbolique des animaux à travers les millénaires, la gaieté des putti, la naissance du rose au XVIIIe siècle, le mignon comme valeur de la société coréenne, les peluches comme objets de réconfort et de soin, la diffusion mondiale du kawaii japonais ou encore la fascination actuelle pour les paillettes et les univers colorés. Des dispositifs participatifs invitent les visiteurs de tous âges à éprouver directement les sentiments que suscitent les œuvres.

 

Chats égyptiens et statues antiques de bébés, portraits délicats de Théodore Géricault et d'Auguste Renoir, créatures lisses et colorées de Jeff Koons, Philippe Katerine et Will Cotton, amours de Nicolas Poussin, hommages émouvants de Rosa Bonheur, Agnès Varda ou William Wegman à leurs compagnons à quatre pattes, Cindy Sherman tout en rose grimée en Madame de Pompadour, portrait de fleuriste par Pierre et Gilles, peluches troublantes d'Annette Messager, douceur-amertume du sucré chez Chardin comme chez Mireille Blanc, photoreporters de guerre mettant en scène des animaux : le parcours fait dialoguer les œuvres autour des formes du mignon, de l'Antiquité à aujourd'hui, dans un univers aussi séduisant qu'ambivalent.

 

Sous son apparente innocence, cette esthétique peut aussi servir la consommation ou la propagande. Les formes douces et enfantines portent pourtant une dimension critique, voire politique, lorsque des œuvres contemporaines détournent les codes du cute pour questionner les violences sociales, les identités de genre ou les fragilités du monde. Face au sombre, en mêlant tendresse et révolte, les artistes proposent de ré-enchanter la vie, comme l'art et les musées.

 

Conçue comme une traversée de nos imaginaires et de nos émotions, l'exposition montre que le plaisir éprouvé devant les œuvres enrichit aussi notre façon de les comprendre et de les regarder.

 

Commissariat : Annabelle Ténèze, directrice du Louvre-Lens, et Émilie Girard, directrice des Musées de la Ville de Strasbourg. Scénographie : Mathis Boucher.

 

Exposition conçue en partenariat avec les Musées de la Ville de Strasbourg. Les deux institutions se sont associées pour proposer les deux chapitres d'une même réflexion sur le mignon, l'une dans une perspective historique de longue durée, l'autre par un regard contemporain et analytique : Trop mignon ! L'art du bonheur au Louvre-Lens (23 septembre 2026 – 18 janvier 2027) et Trop mignon ! La revanche du cute au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg (19 février – 29 août 2027).

 

Réalisée avec le soutien d'AXA, en partenariat avec ARGILE couleurs de terre.

 

Photosgraphies de l'exposition

Visite de l'exposition en photo
Trop mignon ! L'art du bonheur
Trop mignon ! L'art du bonheur
Trop mignon ! L'art du bonheur
Nicolas de Largillierre (1656-1746), La Belle Strasbourgeoise, 1703, huile sur toile, Strasbourg | Martin Claude Monot, Enfant jouant avec son pied (portrait présumé du fils de l'architecte Antoine-Joseph de Bourge), 1779, plâtre, musée du Louvre, département des Sculptures, © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojeda | Suse, acropole du temple d'Inshushinak, Jouet hérisson sur chariot, 1500-1100 av. J.-C., © Paris, musée du Louvre