L'Almanach 26 : Shigeo Otake "Per una selva oscura" Shigeo Otake
Dates : Vendredi 3 juillet 2026 - Dimanche 21 mars 2027
Vernissage : Vernissage Vendredi, 3 juillet 2026 - 17:00
Adresse : Consortium Museum, 37 rue de Longvic, 21000 Dijon
Consortium Museum
37 rue de Longvic
21000 Dijon
France
Tarifs
Description, horaires...
Commissaires : Franck Gautherot & Seungduk Kim — dans le cadre de "L'Almanach 26".
Shigeo Otake (1955, Kobe, Japon) — soutiens principaux : Asia Pacific Society for Consortium Museum, Daniel Xu & Flora Huang Foundation, Chloe Chiu & Liu Bin Ouyang Feng, Marguo.
Première grande présentation institutionnelle en Europe du peintre japonais Shigeo Otake, cette exposition en deux temps a d'abord été montrée à Venise (4 mai – 28 juin 2026) avant de rejoindre Dijon au sein de "L'Almanach 26".
Otake a le don de faire tenir ensemble des mondes que tout oppose : Occident et Asie, tradition et présent, nature et culture, banal et merveilleux. Ses tableaux peuplent des paysages étrangement familiers de créatures hybrides, mi-humaines, mi-animales ou végétales. Cette impression de déjà-vu tient aux souvenirs d'histoire de l'art que chacun porte en soi.
Kamogawa Spring Scenery, par exemple, place ses hybrides sur les berges de la Kamogawa à Kyoto, dans les poses des baigneurs de Seurat à Asnières ou des promeneurs de la Grande Jatte. Otake réussit ce tour de force : citer sans se dissoudre, avec une signature reconnaissable au premier regard.
Chacun y projette ses propres références : les paysages métaphysiques de De Chirico (Night of the Great Tide), les figures de Victor Brauner, l'esprit de Paolo Uccello (Visit) ou des maîtres européens de la Renaissance à l'époque moderne. Le damier au sol d'Inset Sumo ou d'Amanita Club rappelle les intérieurs de Vermeer. L'emprunt n'est pas que iconographique : Otake pratique la tempera à l'œuf, technique de la Renaissance italienne apprise auprès de Koji Yamazoe à l'Université des arts de Kyoto (1974-1981).
Ses sources sont aussi littéraires, folkloriques, religieuses — et mycologiques. Depuis 1985, après avoir trouvé un champignon sauvage de quarante centimètres, il étudie les cordyceps, ces parasites qui colonisent et tuent les insectes. De là naît sa fiction d'un futur où des champignons auraient soumis l'humanité et fait de nous des hybrides.
Otake ne représente pas le vivant : il le recompose. Passé le charme des couleurs douces et des petits êtres attachants, les scènes basculent dans une inquiétante étrangeté.
Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h, jusqu'à 20h le vendredi (gratuit le vendredi de 17h à 20h). Fermé les jours fériés.
Photosgraphies de l'exposition


