Göppingen Daniel Boursin
Dates : Jeudi 13 juin 1996 - Samedi 10 août 1996
Vernissage : Vernissage Jeudi 13 juin 1996 - 19:30
Adresse : Hotel Drei Kaiserberge, Schillerplatz 4, 73033 Göppingen
Hotel Drei Kaiserberge
Schillerplatz 4
Allemagne
73033 Göppingen
France
Description, horaires...
exposition personnelle Daniel Boursin à l'hôtel Drei Kaiserberge à Göppingen, Allemagne.
C'est un heureux concours de circonstances qui a permis cette exposition. Au cours de la même année j'avais fait connaissance, au marché de l'art Bastille, d'Edi Dubien avec qui je partageais un stand sur cette foire où les artistes présentaient leurs oeuvres en direct. Nous avons lié d'amitié et, très gentiment Edi m'a présenté à cet hôtel où il avait lui-même exposé. Nous avons même fait le voyage ensemble et il m'a présenté sur place aux organisateur qui m'on programmé rapidement. L'exposition s'est tenue dans le hall de l'hôtel et l'espace de restauration.
Un journaliste avait écrit un texte paru en juillet 1996 dans un quotidien de Stuttgart :
« Saisissant jeu de forme » Thomas Tabbert
« Au premier regard, c’est un déconcertant jeu de formes, avec des vibrations et des nœuds coulants, quelquefois rythmiques, quelquefois organiques. Les peintures de Daniel Boursin qui se trouvent actuellement exposées à l’hôtel Drei Kaiserberge de Göppingen sont pour l’artiste « l’expression d’idées pour lesquelles je ne trouve pas de mots ». Pourtant le langage formel du peintre et illustrateur parisien renvoie à des empreintes qui ne semblent étrangères, que parce qu’elles mènent à une culture et à un horizon qui lui sont personnels.
Les objets en bois et les gouaches tentent d’extériorise et d’évoquer une transposition du climat intérieur. Plusieurs détails de ces dessins sinueux font penser à l’expression ornementale première d’Amérique du sud. Si l’on observe attentivement ces lignes et contours labyrinthiques, les détails soigneusement dispersés font deviner des motifs organiques et des physionomies animales. L’accord et la simultanéité entre les formes associent visages humains et gargouilles inspirées.
Souvent la pelote de lignes semble reproduire l’esquisse stylisée de l’une des figures représentées auparavant, et certains des treillis entrelacés servent de bulle ou de chiffrage aux silhouettes qui semblent presque écrasées par les structures ligneuses qui les entourent.
Boursin mélange un art exercé des techniques européenne actuelle à des éléments de composition primitive sud-américaine. Tons gris ou terreux dominent cette imagerie très personnelle dans laquelle se déploie une danse des émotions sous les yeux du regardeur. A côté de motifs qui se répètent, comme ce dépaysant oiseau mystique, certains éléments « trouvés » isolés sont chargés d’un caractère symbolique. Ces « trouvailles » - parfois en bois, parfois en plumes – sont si harmonieusement intégrées à l’œuvre qu’on ne les identifie pas comme des inclusions tridimensionnelles au premier coup d’œil. La stricte unité du détail avec l’ensemble de la peinture est élevée ici au rang de principale règle de composition.
Cette série de trouvailles sorties du quotidien est spécialement réussie : Boursin emploie aussi de vieux tiroirs en bois. Le dessous est placé à la vue du regardeur, le fond devient « écran de projection ». Boursin ne colorie ni ne peint ces objets, il découpe des motifs aux allures de pochoirs : Ornements barbares et fabuleux. Les échappées , à travers l’objet ainsi obtenu, sont laissées tel quel ou, remplies par une pièce d’un autre matériau différent. Ainsi, un objet du quotidien semble s’être métamorphosé en une « relique » racontant une culture qui n’existe nulle part sauf dans l’imaginaire de celui qui regarde.