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Affiche - Vanities Gallery
Exposition
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Lithographie
Peinture
Photographie
Pochoir
Sérigraphie

Fougères des Ruines Exposition collective

Dates : Mardi 7 juillet 2026 - Samedi 11 juillet 2026

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Vernissage : Vernissage Mardi 7 juillet 2026 - 18:30

Vernissage
Finissage

Adresse : vanities Gallery, 17, rue Biscornet, 75012 Paris

vanities Gallery
17, rue Biscornet
75012 Paris
France

Description, horaires...

Vanities Gallery présente du 7 au 11 juillet Fougères des Ruines, première exposition collective du « Projet VANITIES », programme dédié aux artistes émergents non représentés. Le fil conducteur de l'exposition s'articule autour des notions de ruine et de croissance, la fougère servant de métaphore à une force créatrice discrète mais tenace. Six artistes chinois — Fang Lei, Jiang Wei, Luo Xiangzhong, Liang Kaixuan, Zhou Baiwen et Zhou Zhitao — y présentent des œuvres aux médiums variés : photographie, peinture abstraite, encre, expressionnisme figuratif, gongbi et pratiques transmédiatiques. Chacun aborde à sa façon les thèmes de la fragilité, de la transformation et de la mémoire. Fang Lei explore le déclin des formes végétales ; Jiang Wei fait de la matière picturale fissurée une archive du temps ; Luo Xiangzhong transpose l'encre chinoise vers une intériorité contemporaine. Liang Kaixuan confronte aliénation et existence à travers l'impasto ; Zhou Baiwen réinterprète le paysage naturel dans la tradition du gongbi ; Zhou Zhitao articule critique sociale et attention au vivant dans une démarche transdisciplinaire. L'exposition ne cherche pas l'uniformité stylistique mais un espace de dialogue entre six sensibilités singulières. Elle pose une question commune : comment l'art peut-il penser la résistance à l'effacement dans un monde traversé par les crises ? Comme des fougères dans les ruines, ces œuvres affirment la persistance du sens face à l'oubli.
 

Pour plus de détails:
 

Fang Lei — Dissolution, déclin et reconfiguration des formes du vivant
 

 Le travail de Fang Lei s’intéresse aux transformations du vivant à travers le prisme du temps et de la perception. À travers la photographie, l’artiste capture des formes situées dans des états de transition, de métamorphose ou de déclin, brouillant les frontières entre expérience sensible et réalité objective. Des voiles chromatiques diffus, des textures en mouvement et des effets de flou dynamique dissolvent progressivement les contours reconnaissables des sujets, transformant les formes végétales en de subtiles compositions de couleur, de lumière et de rythme. Cette désintégration de la forme devient ainsi un moyen d’explorer la manière dont notre regard reconstruit continuellement le réel.
 

Dans le contexte de FOUGÈRE DES RUINES, les œuvres de Fang Lei répondent avec finesse aux notions de fragilité et de temporalité qui traversent l’exposition. Les pétales fanés d’iris violets, marqués par les plis, l’altération et la décoloration, révèlent les traces visibles de l’usure du temps, tandis que les fleurs parvenues à l’extrémité de leur floraison conservent encore une tension silencieuse. En faisant de la plante une métaphore de l’existence, l’artiste met en lumière la dignité qui subsiste face à l’érosion irréversible du temps et propose une réflexion sensible sur la disparition, la transformation et la persistance du vivant. 
 

Jiang Wei — Traces matérielles, narration chromatique et métaphores abstraites de la nature 
 

Les œuvres présentées par Jiang Wei prennent la forme de peintures abstraites réalisées à partir de techniques mixtes, dont le langage repose sur l’expressivité de la matière et l’intensité de la couleur. Construites par de généreuses superpositions de peinture, elles intègrent également des procédés de grattage, de fissuration et d’érosion qui font de la matérialité même du médium le principal vecteur d’expression. Délestée de toute référence figurative, sa pratique explore les capacités évocatrices de la surface picturale, où les tensions entre tons chauds et froids, les expansions chromatiques et les effets de craquelure composent un récit visuel de l’énergie, de la transformation et de la sédimentation du temps. 
 

Dans le contexte de FOUGÈRE DES RUINES, les œuvres de Jiang Wei dialoguent avec les notions de vestige et de mémoire matérielle qui traversent l’exposition. Les fissures, les craquelures et les traces laissées par les gestes de construction et d’altération deviennent les manifestations visibles de l’usure du temps. Entre force et fragilité, agitation et apaisement, destruction et régénération, ces surfaces picturales révèlent la capacité de la matière à conserver les empreintes de son propre devenir et à faire émerger une poétique du changement. 
 

Luo Xiangzhong — Traduction contemporaine de l’encre, formes évocatrices et récit intérieur
 

Les œuvres de Luo Xiangzhong s’inscrivent dans une démarche de réinterprétation contemporaine de la peinture à l’encre. S’appuyant sur les ressources traditionnelles du pinceau, des variations de densité de l’encre et des lavis colorés, l’artiste associe les héritages de la peinture lettrée chinoise à une sensibilité résolument actuelle. Les figures y sont progressivement simplifiées, déformées ou suggérées, tandis que les lignes et les masses d’encre acquièrent une autonomie croissante. De scènes intimistes à des expérimentations plus abstraites, son travail dessine un parcours qui mène de la représentation vers l’évocation. 
 

Dans le cadre de FOUGÈRE DES RUINES, Luo Xiangzhong mobilise la fluidité et l’imprévisibilité de l’encre pour explorer les traces laissées par l’existence et les états de vulnérabilité intérieure. Les projections d’encre, les contours volontairement estompés et les subtils contrastes chromatiques deviennent les projections visuelles d’une sensibilité marquée par l’introspection, la distance et la fragilité. Sans recourir à une symbolique explicite, l’artiste construit un espace de résonance émotionnelle où la matière picturale traduit avec retenue les mouvements les plus discrets de l’expérience humaine. 
 

Liang Kaixuan — Expressionnisme figuratif, matérialité picturale et récits de l’existence 
 

Les peintures de Liang Kaixuan relèvent d’un expressionnisme figuratif dont la force repose sur la matérialité du médium. Par l’usage intensif de l’impasto et du couteau à peindre, l’artiste accumule couches, reliefs et marques gestuelles qui confèrent à ses œuvres une présence physique particulièrement affirmée. Les figures représentées échappent au réalisme strict au profit de formes simplifiées, déformées ou exagérées, tandis que les tonalités souvent restreintes renforcent l’intensité psychologique des compositions. Cette tension constante entre figuration et transformation fait émerger un langage visuel profondément subjectif.
 

Dans l’univers de FOUGÈRE DES RUINES, les œuvres de Liang Kaixuan font écho aux questions de ruine, d’aliénation et de vulnérabilité qui traversent l’exposition. Les déchirures visuelles produites par la matière, les silhouettes fragmentées et les atmosphères de distance ou d’inconfort traduisent les tensions auxquelles l’individu est confronté dans le monde contemporain. Les accumulations de peinture deviennent ainsi les équivalents matériels des marques laissées par le temps, révélant avec intensité les fragilités et les résistances qui façonnent l’existence. 
 

Zhou Baiwen — Gongbi contemporain, temporalités naturelles et réinterprétation du paysage
 

 Les œuvres de Zhou Baiwen associent les traditions du gongbi et de la peinture de paysage colorée à une approche contemporaine de l’image. À travers un dessin minutieux et l’emploi de pigments aux tonalités riches et lumineuses, l’artiste représente des environnements naturels foisonnants peuplés d’animaux, de végétaux et de phénomènes saisonniers. Ses compositions panoramiques témoignent d’une attention particulière aux rythmes du vivant, tandis que la précision des détails dialogue avec l’intensité expressive de la couleur. 
 

Dans le contexte de FOUGÈRE DES RUINES, son travail apporte une réflexion sur les formes de coexistence qui unissent les êtres vivants à leur environnement. Les textures de la peau animale, les plumages chatoyants ou les variations chromatiques du paysage deviennent autant de manifestations sensibles du temps et de la croissance. En s’appuyant sur la rigueur du trait et la richesse de la matière picturale, Zhou Baiwen propose une vision apaisée du monde naturel, où permanence et transformation s’inscrivent dans un équilibre fragile mais durable. 
 

Zhou Zhitao — Expérimentation transmédiatique, récits multiples et attention portée au vivant 
 

La pratique de Zhou Zhitao se déploie à travers une grande diversité de médiums, allant de la peinture à l’aquarelle, de l’installation à la performance. Son parcours artistique témoigne d’une évolution progressive, depuis la réinterprétation contemporaine de symboles culturels jusqu’à des réflexions plus larges sur l’urbanisation, les groupes marginalisés, la liberté individuelle et les questions liées au vivant. Son langage visuel associe expressionnisme, observation sociale et démarche conceptuelle afin de construire des récits complexes où se croisent critique, mémoire et expérience humaine.
 

Dans le cadre de FOUGÈRE DES RUINES, les œuvres de Zhou Zhitao entrent en résonance avec les thèmes du changement, de la vulnérabilité et de la persistance. À travers l’accumulation et la confrontation de matériaux, l’artiste relie les traces de l’histoire aux préoccupations contemporaines et inscrit son travail dans une réflexion plus large sur le soin, la responsabilité et la condition humaine. Cette attention portée aux formes fragiles de l’existence confère à son œuvre une dimension profondément empathique, où la critique du réel laisse progressivement place à une réflexion sur la protection et la valeur du vivant. 
 

Convergence des regards : six perspectives entre matière, vivant, individu et société 
 

FOUGÈRE DES RUINES ne cherche pas à imposer une lecture homogène ni à construire un système visuel unifié. L’exposition propose au contraire un espace de rencontre où six démarches singulières se croisent, dialoguent et se confrontent.
 

La métamorphose des formes : par les effets de dissolution, de flou et de décentrement photographique, Fang Lei transforme le cycle de vie des végétaux en une réflexion visuelle sur le temps, l’altération et la perception.
 

La mémoire de la matière : Jiang Wei explore les possibilités expressives de l’épaisseur, du grattage et de la fissuration, faisant des craquelures et des érosions de la surface picturale les traces physiques d’une énergie en transformation. 
 

L’introspection de l’esprit : Luo Xiangzhong transpose l’héritage de l’encre chinoise dans un langage contemporain de lignes et de formes évocatrices, saisissant, à travers les mouvements imprévisibles du pinceau et de l’encre, la fragilité et la distance qui traversent l’expérience intérieure.
 

Le poids de l’existence : à travers la matérialité brute de la peinture figurative expressionniste, Liang Kaixuan confronte les questions d’aliénation, de contrôle social et d’anxiété existentielle qui caractérisent notre époque. 
 

Les temporalités du vivant : enraciné dans la tradition du gongbi et de la peinture polychrome, Zhou Mowen réinvente une vision poétique de la coexistence entre l’être humain et la nature, où l’ordre du trait dialogue avec la richesse sensible de la couleur. 
 

L’engagement de la pensée : par une pratique transdisciplinaire et une forte dimension sociale, Zhou Zhitao fait évoluer son travail d’une critique du réel vers une réflexion profondément humaine sur le soin, la responsabilité et l’attention portée au vivant. 
 

Ces six perspectives se déploient depuis les transformations microscopiques du vivant et les mutations de la matière jusqu’aux territoires de l’intériorité et aux réalités collectives de notre temps. Si elles empruntent des médiums, des techniques et des langages distincts, elles se rejoignent dans une même interrogation : comment penser, au sein du flux irréversible du temps, les relations qui unissent fragilité et résistance, destruction et renaissance, existence individuelle et monde commun ? 
 

Les gestes, les traces et les imaginaires de ces six jeunes artistes se rencontrent ici comme autant de fougères surgissant au cœur des ruines. Discrètes mais déterminées, elles opposent leur persistance à l’effacement et à l’oubli, révélant la capacité de l’art à réparer les fractures de la perception et à réactiver les résonances profondes qui relient l’individu à son époque. 

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